Info Médiapart : à 6 mois de la présidentielle, le milliardaire Bolloré négocie en secret pour conquérir Le Figaro

2021-11-26 04:57:45 By : Mr. Johnson Zeng

Selon une révélation faite le 20 novembre par Mediapart, Vincent Bolloré, milliardaire français, est en pleine négociation pour prendre le contrôle du journal Le Figaro. Si le coup d'État passe, la droite n'aura aucun mal à remporter la présidentielle de 2022

Lecourrier-du-soir.com vous propose l'intégralité de la révélation de Mediapart

« Au cours des années 1970, Robert Hersant, qui contrôlait à travers Socpresse un immense empire de la presse englobant Le Figaro, une multitude de quotidiens et magazines régionaux, avait été baptisé par la gauche le « papivore », au motif que la liberté de la la presse et son pluralisme sont de plus en plus menacés par ces acquisitions incessantes.

Ce surnom est désormais celui que l'on pourrait donner à Vincent Bolloré : l'empire de la presse qu'il construit ne cesse de croître, mettant le droit de savoir des citoyens dans un danger considérable, d'autant qu'il le rattache à la candidature d'extrême droite de Éric Zemmour. La qualification paraît d'autant plus appropriée que, par un surprenant clin d'œil de l'histoire, le même Vincent Bolloré lorgne, selon nos informations, un nouveau médium, qui était justement le fleuron du groupe Hersant... Le Figaro !

Si les négociations secrètes qui se déroulent en ce moment entre Vincent Bolloré et la famille Dassault aboutissent, l'opération constituerait un nouveau séisme pour la presse française, car la boulimie de Vincent Bolloré, qui ne cesse de mettre la main sur de nouveaux médias, a déclenché polémique croissante et a fini par relancer le débat en France sur la concentration des principaux journaux français entre les mains de quelques puissances d'argent.

Si la famille Dassault envisage de se débarrasser du Figaro, c'est d'abord parce que le groupe de presse le coûte de plus en plus cher. Selon nos informations, Charles Edelstenne, qui est le Directeur Général du Groupe Industriel Marcel Dassault (GIMD), la holding de tête qui couvre toutes les entités du groupe, y compris sa filiale Dassault Medias (créée lors du démembrement de la Socpresse), est très agacé par les déficits accumulés de la vie quotidienne et serait heureux de s'en séparer.

Mais c'est lui qui fait la pluie et le beau temps dans le groupe. Si les descendants de la famille Dassault se relaient à la présidence de cette holding, il ne s'agit que d'une fonction honorifique, et le véritable patron exécutif est Charles Edelstenne. Qui s'est considérablement enrichi en gérant les affaires de la famille Dassault puisque, selon le magazine Challenges, il est désormais la 43e fortune française avec un patrimoine personnel évalué à 3 milliards d'euros.

On ne connaît certainement pas l'étendue précise des pertes du Figaro, car les puissances d'argent qui ont fait les gros titres de la presse parisienne ont la détestable habitude de ne pas publier les comptes des titres concernés. C'est également le cas de Dassault Médias, dont les comptes annuels sont introuvables au greffe du tribunal de commerce de Paris.

Cependant, selon des sources internes, les comptes quotidiens se sont fortement dégradés ces dernières années. En 2019, les pertes auraient approché les 50 millions d'euros. Et pour 2020, le montant record de 186 millions d'euros. Pourtant, chez Dassault, on n'aime pas ça. La coutume veut que chaque entité du groupe s'équilibre sans que la holding familiale n'ait à remettre de l'argent à la cagnotte. Or, en l'espèce, c'est ce qu'elle aurait été obligée de faire en fournissant près de 50 millions d'euros à sa filiale déficitaire.

C'est ce qui aurait convaincu Charles Edelstenne de se sortir de ce pétrin. Il serait d'autant plus convaincu de cette option que les déficits du Figaro ne sont pas dus uniquement à l'effet de choc induit par la crise sanitaire et l'effondrement des ventes de "papier", lié notamment au confinement et à la fermeture. kiosques et autres points de vente. Si Le Figaro s'en sort mal, c'est aussi parce qu'il a multiplié les choix stratégiques risqués ces dernières années.

En 2015, le groupe de presse a ainsi acquis pour près de 120 millions d'euros la société CCM Benchmark, spécialisée dans l'édition de sites Internet, le marketing digital ou ce que l'on appelle la publicité programmatique. Cependant, l'expérience montre que ces activités ne sont pas rentables.

Le Figaro a aussi eu l'idée assez bizarre de racheter une cascade de voyagistes, pensant que cela pourrait être une source de revenus supplémentaires. En 2016, le groupe acquiert ainsi les Maisons du voyage, qu'il présente dans ses propres colonnes comme suit : « un voyagiste haut de gamme proposant des séjours sur mesure et culturels, en Asie, en Amérique du Nord et du Sud, en Europe, en Afrique et Océanie ».

Puis, en 2017, rebelle. Le Figaro triomphe en annonçant l'acquisition d'un autre voyagiste : « Le groupe Figaro consolide sa position sur le segment du voyage sur mesure haut de gamme en entrant en négociations exclusives pour l'acquisition de Marco Vasco, un pure player digital. Avec cette opération, Le Figaro réaliserait un chiffre d'affaires de 120 millions d'euros sur ce créneau, devenant clairement le numéro deux du marché derrière Voyageurs du Monde et ses 240 millions d'euros de chiffre d'affaires sur ce seul créneau. "

Tous les hiérarques de la rédaction sont alors sollicités périodiquement pour participer à des croisières maison pour tenir des conférences censées divertir les riches retraités qui ont embarqué avec eux sur l'un des paquebots de luxe de la Compagnie du Ponant, propriété d'un autre milliardaire. , en l'occurrence François Pinault. Voici un exemple de ces auto-publicités en faveur des « Croisières Figaro », pour la modique somme de 4 450 euros la semaine. Après avoir mis la main au portefeuille pour renflouer les comptes du Figaro, les touristes fortunés ont droit à quelques conférences en mer tenues par des éditorialistes internes, comme Alexis Brezet, ou par des journalistes d'extrême droite comme Sonia Mabrouk, officiant sur Europe 1, ou encore par des pseudo-experts, comme Agnès Verdier-Molinié, qui fait des vagues dans tous les milieux conservateurs, même si toutes les études qu'elle mène sont fortement contestées pour leur manque de rigueur par la communauté des économistes.

Toutefois ! Cette diversification s'est avérée désastreuse : avec la crise sanitaire, les croisières ont été interdites et les résultats du Figaro s'effondrent.

Si une vente du Figaro est envisagée, c'est aussi parce que l'attachement de la famille Dassault à ce quotidien n'est plus du tout ce qu'il était par le passé. On se souvient que le fondateur du groupe familial, Marcel Dassault (1892-1986), aimait écrire - on s'en moquait beaucoup pour cela - et écrivait des chroniques intitulées "Au café du commerce" dans le magazine Jours de France qu'il avait créé.

A sa mort, son fils, Serge Dassault (1925-2018), également sénateur (UMP) de l'Oise, a maintenu la tradition : chaque début d'année, il signait l'éditorial du Figaro pour souhaiter une bonne année à ses lecteurs. et leur prodiguer les conseils réactionnaires qui lui venaient à l'esprit. Chaque mois, il réunissait également au rond-point des Champs-Élysées, aujourd'hui appelé Rond-Point Champs-Élysées-Marcel-Dassault, siège historique du groupe, les éditorialistes du Figaro, selon un rituel immuable : il leur reprochait de « d'abord, au préalable, ne pas avoir été assez pugnace en dénonçant l'impôt de solidarité sur la fortune, avant que la conversation ne puisse dériver vers d'autres sujets d'actualité.

Car, dans la tradition familiale, c'était là l'utilité de la presse : un moyen pour l'argent d'influencer le débat public. Dans sa naïveté un peu niaise, le sénateur-patron de presse n'a même pas fait l'effort de cacher ses desseins. Les "journaux doivent diffuser des idées saines", a proclamé l'avionneur le 10 décembre 2004 sur France Inter, précisant que "les idées de gauche ne sont pas des idées saines". Comme un écho, on entend la fameuse formule de Napoléon III - aussi idiote mais assez inquiétante : la « vraie morale » doit consister à ne faire « que des livres consolants et servant à démontrer que l'homme est né bon et que tous les hommes sont heureux ».

Puis, à la mort de Serge Dassault en 2018, Olivier Dassault a repris le flambeau, même si c'était avec moins d'enthousiasme : lui aussi a signé les éditoriaux du 1er janvier pour souhaiter aux lecteurs du Figaro une bonne année. Mais lorsqu'il est lui-même décédé en mars 2021 des suites d'un accident d'hélicoptère, on a vite compris que sa disparition constituerait une rupture dans l'histoire du groupe, et que pour Le Figaro une nouvelle page s'ouvrirait. .

Mais cette nouvelle page, c'est justement Vincent Bolloré qui risque de l'écrire. Selon nos informations, il s'intéresse de près au Figaro depuis 2018, et la disparition d'Olivier Dassault lui a clairement ouvert une fenêtre d'opportunité. D'où l'accélération des négociations avec la famille Dassault depuis le milieu de cette année.

Dans l'histoire du capitalisme parisien, ce pourrait être l'épilogue d'une chronique annoncée. Entre les familles Bolloré et Dassault, il existe en effet des liens très anciens. Michel Bolloré, le père de Vincent, était ainsi très proche de Marcel Dassault. Et Vincent Bolloré, il était un ami proche d'Olivier Dassault depuis leur jeunesse. On peut aussi en retrouver trace sur le compte Instagram de Vincent Bolloré lui-même. Même si ce compte est privé, ceux qui y ont accès savent qu'il y a une photo (ci-dessous) des deux amis, de leur jeunesse.

La légende de l'image indique clairement la proximité des deux amis : "Mon ami de plus de 50 ans Olivier Dassault sur Loch Island à Glenan", écrit Vincent Bolloré. Située dans l'archipel des Glénan, dans le Finistère, l'Ile du Loc'h appartient à la famille Bolloré.

Même si ces dernières années, les liens entre les deux hommes se sont un peu relâchés, il n'en demeure pas moins que Vincent Bolloré estime depuis au moins 2018 que Le Figaro fait partie de sa chasse gardée. La mort d'Olivier Dassault l'a probablement convaincu que le moment était venu d'étudier le cas de plus près. De plus, il a un allié à la place en la personne de Laurent Dassault, l'autre fils de Serge, dont il est très proche, et qu'il a coopté au conseil de surveillance de Vivendi.

Pour Le Figaro, ou du moins pour les hiérarques qui l'animent, le passage du journal dans la galaxie Bolloré, et son ancrage de plus en plus net à l'extrême droite, ne constituerait pas du tout un séisme, bien au contraire. Car, depuis au moins 2012, la droite radicale compte de nombreuses entrées dans le journal. Comme Mediapart l'avait raconté en son temps, au lendemain de la défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, Serge Dassault a poussé à la sortie d'Étienne Mougeotte, qui dirigeait la rédaction, et a nommé à sa place Alexis Brézet, qui a fait ses cours à Valeurs Actuelles. ​et qui a par la suite défendu les thèses de la droite radicale à la tête du Figaro Magazine.

La décision de Serge Dassault de porter Alexis Brézet ne doit rien au hasard. Réactionnaire et antilibéral, l'avionneur a toujours pris soin d'entretenir des relations discrètes mais étroites avec le Front national. A-t-il financé Jean-Marie Le Pen par le passé ? Si la rumeur s'est souvent répandue, la preuve n'a jamais été apportée. Ce qui est sûr, c'est que le FN de Jean-Marie Le Pen a toujours choisi de ne pas venir chasser sur les terres électorales de Serge Dassault, à Corbeil-Essonne (Essonne).

De cela il reste une trace. En 1995, Serge Dassault avait intégré sur sa liste municipale à Corbeil plusieurs militants du Front national, et il fallait que la direction nationale du RPR (l'ancêtre de l'UMP, puis du parti Les Républicains) s'en inquiète pour que le sénateur feint de découvrir l'affiliation politique de ses amis et reconstitue sa liste.

Cet épisode n'est pas le seul. Début octobre 2005, lors d'une soirée organisée au musée d'Orsay par Serge Dassault pour célébrer une nouvelle formule du Figaro (préparée par Nicolas Beytout), tous les grands patrons du CAC 40 étaient conviés, ainsi qu'un animateur de personnes. élus de droite. Et du coup, le public a été médusé en voyant l'arrivée de Jean-Marie Le Pen, accompagné de sa fille Marine, à l'époque politiquement inexistante. Certains grands patrons ont alors préféré s'éclipser discrètement plutôt que d'être vus en compagnie aussi compromettante. Ceux qui sont restés, eux, ont pu constater que Jean-Marie Le Pen et Serge Dassault avaient un grand plaisir à se rencontrer et étaient visiblement les vôtres et les vôtres.

Il y a donc longtemps eu des passerelles entre Serge Dassault et l'extrême droite. Mais des passerelles discrètes, presque cachées. Le fait que Serge Dassault ait installé en 2012 à la tête du Figaro une nouvelle figure de la droite radicale a donc changé la donne. D'autant que de nombreux autres chroniqueurs, clairement ancrés à l'extrême droite comme Ivan Rioufol, prennent à l'époque la tête du journal et le représentent dans les débats incessants des chaînes d'information en continu.

Si l'OPA de Vincent Bolloré sur Le Figaro réussit, nombre de ces hiérarques, qui ont déjà leur rond de serviette sur CNews, accueilleront leur nouvel actionnaire avec la satisfaction que l'on devine. On a d'autant moins de raisons d'en douter qu'Eric Zemmour est toujours lui-même salarié permanent du Figaro, bénéficiant pour l'instant d'un congé sans solde.

Si Vincent Bolloré n'a pas à craindre de réactions internes, il risque évidemment d'aller très différemment en dehors du journal. Car avant même de découvrir son dévolu sur ce nouveau quotidien, la boulimie d'achats de l'homme d'affaires et les purges qu'il organisait au sein des médias acquis par lui n'ont cessé d'alimenter ces derniers temps des polémiques de plus en plus vives.

Souvenez-vous des débuts de la construction de l'empire de la presse par Vincent Bolloré. Il y a eu d'abord, à l'été et à l'automne 2015, la remise à zéro de Canal, avec le bâillonnement des "Guignols", l'éviction violente de la plupart des cadres et animateurs qui avaient fait le succès. de la chaîne cryptée et surtout une cascade de censure, dont celle révélée par Mediapart : la censure du documentaire sur les dispositifs d'évasion fiscale du Crédit Mutuel, dont le PDG de l'époque, Michel Lucas (1939-2018), était un intime de Vincent Bolloré (lire « Chez Canal, Vincent Bolloré censure un documentaire sur le Crédit Mutuel »).

Parallèlement, début septembre 2015, il y avait la promotion à la tête d'iTélé, comme directeur éditorial, d'un jeune proche de Vincent Bolloré, Guillaume Zeller, petit-fils d'André Zeller (1898-1979), le putschiste général de la guerre d'Algérie ; dont Guillaume Zeller était lui-même proche de la droite radicale.

Organisant une véritable purge au sein d'iTélé, avant qu'elle ne se transforme en CNews, il a promu tous les chroniqueurs d'extrême droite ou de droite radicale possibles et imaginables, y installant des figures des valeurs actuelles, et bien évidemment enrôlé Eric Zemmour dans l'aventure. Au fil des mois, la chaîne est ainsi devenue la chambre d'écho permanente de tous les débats les plus rances et s'est transformée en instrument de propagande du chroniqueur lorsqu'il a lancé sa pré-campagne présidentielle.

Puis, par la suite, c'est ce même réseau que Vincent Bolloré a poursuivi lorsque, montant au capital du groupe Lagardère, il a d'abord mis la main sur son premier bijou, Europe 1, et a sécurisé la gare à la chaîne. CNews, avec des hôtes et des émissions communs, renforce encore le battage médiatique de l'empire de la presse et son entreprise de fasciner les esprits. Et Vincent Bolloré a poursuivi sur sa lancée, comme nous l'avons d'ailleurs revu, en plaçant des obligés proches de ses idées aux manettes du JDD et de Paris Match.

Même si le naufrage de la presse a commencé bien avant, il y a donc du nouveau dans l'entreprise embauchée par le patron du groupe Bolloré. C'est en effet la toute première fois, du moins dans l'histoire récente, qu'un groupe de presse aussi puissant, avec une force de frappe aussi importante avec l'agence Havas ou le géant de la communication Vivendi, sans parler des deux géants de l'édition que sont Hachette et Editis, est esclave pour diriger la pré-campagne présidentielle d'un candidat, qui prône en outre des idées xénophobes ou de guerre civile.

En cas de succès, le rachat du Figaro par Bolloré pourrait donc être la goutte d'eau qui fait déborder le vase, et imposer la question de la concentration médiatique comme sujet majeur de la campagne présidentielle.

Même s'il est désormais en guerre ouverte avec Emmanuel Macron, qui tente en riposte de favoriser le rachat de M6 par TF1, Vincent Bolloré n'a sans doute pas grand-chose à craindre du pouvoir. Ce dernier a en effet demandé à l'Inspection générale des finances et à l'Inspection générale des affaires culturelles de mener une étude sur la concentration des médias.

Mais, comme le précise Mediapart, la mission confiée par le gouvernement à ces deux organismes de contrôle est très circonscrite : « Cette mission ne porte donc pas sur la régulation concurrentielle des médias, même si cette régulation en est un des éléments. le contexte à partir duquel il devra développer son analyse - à cet égard il veillera à ce que ses travaux n'interfèrent pas avec l'examen au regard du droit de la concurrence des projets de concentration en cours - mais exclusivement sur des outils spécifiques et des réglementations complémentaires relevant de l'objectif constitutionnel précité, et leur avenir », indique la lettre de mission.

L'instruction du laisser-faire s'applique donc clairement au rachat de M6 par TF1, mais cela crée une jurisprudence sur laquelle Vincent Bolloré pourrait s'appuyer pour son raid sur Le Figaro.

Ça previent ! Même s'il y a une logique pour Vincent Bolloré, voulant utiliser son groupe de presse au profit de la candidature d'extrême droite d'Eric Zemmour, pour prendre le contrôle du Figaro, dont le même Eric Zemmour est l'une des grandes figures, ça se termine s'indignent même les plus modérés : à quand l'arrêt de cette concentration incessante des médias entre les mains de quelques milliardaires ?

Interrogé par Mediapart, le consultant en communication de Vincent Bolloré n'a pas souhaité répondre à nos questions, ni Laurent Dassault (voir notre "boîte noire" sous l'article). Quelques heures après la mise en ligne de notre enquête, Rudi Roussillon, conseiller aux activités presse et communication du groupe Dassault a fait ce commentaire à Reuters : « C'est l'ivresse totale. Il n'a jamais été question de se séparer du Figaro ». Le rapport de Reuters (disponible ici) ajoute : « Un porte-parole de Vincent Bolloré s'est refusé à tout commentaire »

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